Sur le marché africain, le talent n’a jamais été le facteur limitant. Ce qui bloque, c’est la capacité à transformer ce savoir en revenus. C’est à cet endroit précis qu’Elias Missihoun positionne Chariow.
Fondateur de la plateforme et dirigeant d’AXAZARA, il part d’un constat simple. « Je voyais des créateurs africains talentueux, des formateurs, des experts, qui disposaient d’une vraie valeur à offrir, sans avoir les moyens simples de la monétiser en ligne », explique-t-il.
Les solutions existantes ne répondaient pas aux réalités du terrain. « Elles ne parlaient pas leur langue, n’acceptaient pas leurs moyens de paiement et ignoraient leurs marchés. Personne ne construisait pour eux. Alors nous avons décidé de le faire. »
Une plateforme pensée pour exécuter rapidement
Chariow s’inscrit dans une logique d’efficacité. La plateforme permet à un créateur de lancer une activité en ligne en quelques minutes, sans compétence technique particulière. « En moins de cinq minutes, vous ouvrez votre boutique, mettez vos produits en ligne et commencez à vendre », précise Elias Missihoun.
Encaissement, facturation, livraison automatique. Le créateur se concentre sur son contenu, la plateforme gère l’exécution. Les premiers résultats illustrent cette dynamique. « L’un de nos vendeurs a collecté 27 millions de francs CFA en neuf mois, avec des clients dans 47 pays », souligne-t-il.
Le paiement, véritable point de blocage
Pour le fondateur, le cœur du problème est clairement identifié. « Le problème n’a jamais été le manque de clients. Le problème, c’était le paiement. » Dans de nombreux pays, la carte bancaire reste marginale. « Des personnes voulaient acheter, mais ne disposaient pas de carte bancaire. C’est la réalité de la grande majorité des Africains », rappelle-t-il.

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