
Tristesse et mystère à Abidjan. C’est une onde de choc qui secoue le monde bancaire ivoirien et la communauté financière ouest-africaine. John Mokom, Directeur Général de Standard Chartered Bank Côte d’Ivoire SA, a été retrouvé mort à son domicile, dans des circonstances aussi mystérieuses qu’inquiétantes. Son ordinateur personnel, son téléphone et son véhicule ont disparu, sans qu’aucune trace d’effraction n’ait été constatée.
Originaire du Cameroun, John Mokom était une figure respectée dans l’univers bancaire. Ses collègues, encore abasourdis, parlent d’un homme « compétent, discret, profondément engagé dans sa mission ». Selon nos sources, il vivait seul dans un appartement de la résidence ATA à Abidjan. Sa famille, installée au Canada, a été prévenue en urgence alors que les autorités locales ont ouvert une enquête pour élucider cette disparition aussi soudaine qu’inexpliquée.
Un parcours exemplaire, une fin tragique
Titulaire d’un Bachelor en droit privé anglophone de l’Université de Yaoundé, Mokom avait gravi les échelons d’une carrière bâtie sur l’excellence. Auditeur interne principal chez General Motors aux États-Unis et au Canada, puis Directeur de mission chez Ernst & Young, il avait ensuite intégré la Cameroon Oil Transportation Company (COTCO) en tant que superviseur comptable.
C’est en 2007 qu’il rejoint Standard Chartered Bank Cameroun comme Directeur Financier. Il y enchaîne les responsabilités stratégiques : membre du Conseil d’Administration dès 2008, puis Secrétaire Général en 2012. En 2018, il est nommé Directeur Financier de la filiale ivoirienne, avant d’en devenir le Directeur Général par intérim, puis DG à plein titre en octobre 2021.
Un parcours salué par ses pairs, et qui faisait de lui l’un des rares cadres à avoir franchi toutes les étapes d’une grande banque internationale, avec la reconnaissance de sa maison-mère.
Une enquête ouverte, des questions sans réponses
Selon des sources proches du dossier, les autorités ivoiriennes n’écartent aucune hypothèse : vol prémédité, crime professionnel, ou piste personnelle. L’absence d’effraction à son domicile laisse place à de nombreuses spéculations. Que s’est-il passé dans les dernières heures de John Mokom ? Pourquoi ses effets personnels ont-ils été emportés ? Un mobile économique est-il en jeu ?
En attendant les conclusions de l’enquête, un profond silence entoure la résidence ATA. Et au sein de Standard Chartered Bank CI, l’ambiance est lourde, presque irréelle. Une cellule psychologique aurait été mise en place pour les collaborateurs, selon nos informations.
Le deuil d’un homme, le choc d’un secteur
Avec la perte de John Mokom, la Côte d’Ivoire perd un dirigeant bancaire aguerri, un pont entre l’excellence académique africaine et la rigueur internationale. Son profil atypique – entre expertise comptable, audit, droit et stratégie – en faisait un mentor discret pour de nombreux jeunes cadres.
Ce décès brutal jette une lumière crue sur la vulnérabilité des dirigeants, même les plus respectés. Il marque aussi un moment de réflexion pour le secteur bancaire ivoirien, qui n’est pas habitué à de telles tragédies.
La rédaction de StartUp Médias présente ses condoléances à la famille de John Mokom, à ses proches et à toute l’équipe de Standard Chartered Bank CI. Nous continuerons de suivre les développements de cette affaire.

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