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Bootcamp e-santé Afrique francophone : Libasse Mboup veut bâtir une souveraineté numérique africaine

2025-11-12  La Rédaction  514 views

Le Bootcamp E-Santé Afrique Francophone 2025, prévu à Abidjan du 9 au 12 décembre, réunira plusieurs figures majeures de l’écosystème de la santé numérique sur le continent. Parmi elles, Libasse Mboup, Directeur Innovation et Valorisation de la recherche à l’IRESSEF (Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Épidémiologique et de Formation), occupera une place de choix.
Son intervention portera sur une thématique d’actualité et d’importance stratégique notamment « Intelligence artificielle et données de santé : opportunités et limites ».

Directeur Innovation & Valorisation de la Recherche à l’IRESSEF, Administrateur Général de la Fondation IRESSEF Souleymane MBOUP, et fondateur du Global Health Innovation Forum, il incarne une nouvelle génération de leaders africains qui allient expertise scientifique, vision stratégique et engagement pour une santé plus souveraine et inclusive.

Fort de plus de 20 ans d’expérience dans le développement de solutions diagnostiques, la gestion de projets complexes et la construction d’écosystèmes de santé pérennes, il a collaboré avec des acteurs internationaux de premier plan tels que Roche, Abbott ou Pointcare, tout en contribuant activement au développement d’initiatives locales structurantes comme CIBIOS/IRESSEF.

L’intelligence artificielle ne sera un levier d’équité que si elle s’appuie sur trois piliers : l’inclusivité des données, la formation des acteurs et la gouvernance éthique. 

Pour lui, l’IA n’aura d’impact positif que si elle repose sur trois fondements essentiels. D'abord, l’inclusivité des données qui est un enjeu majeur. Sans données africaines représentatives, les modèles d’IA risquent de produire des diagnostics biaisés, inadaptés ou injustes. Il plaide donc pour des stratégies continentales de collecte, de protection et de valorisation des données, qui reflètent réellement les réalités démographiques et sanitaires locales.

La formation constitue le deuxième pilier. « L’IA doit être comprise et maîtrisée par ceux qui la mettent en œuvre : médecins, chercheurs, start-ups, décideurs publics », rappelle-t-il. Cela suppose des programmes pédagogiques solides, des partenariats avec les universités et une culture d’ouverture où les acteurs apprennent, expérimentent et codéveloppent ensemble.

Le troisième pilier, la gouvernance, est déterminant. « Une gouvernance claire et partagée est indispensable : encadrer l’usage des technologies, définir les responsabilités et garantir que l’IA serve les besoins des patients avant tout. »
Pour Libasse Mboup, l’objectif n’est pas d’être seulement “connectés”, mais inclus dans la révolution numérique de la santé, en veillant à ce que chaque innovation améliore réellement l’accès, la qualité et l’équité des soins.

Sur la question des données africaines, Libasse Mboup défend une vision structurée de la souveraineté numérique.
Il affirme  que « La protection et la valorisation des données passent par des cadres juridiques harmonisés à l’échelle régionale. »
Cette harmonisation doit permettre de protéger les citoyens tout en facilitant la collaboration entre pays. Mais la souveraineté ne se limite pas aux lois. Elle repose aussi sur l’infrastructure.

Par sa vision, son parcours et son engagement, Libasse Mboup apporte au Bootcamp ÉCHO E-santé une parole structurante, ancrée dans la réalité africaine et tournée vers un futur où innovation, équité et souveraineté avancent ensemble.

 

 


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